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L’industrie agroalimentaire canadienne peut trouver des débouchés sur le marché asiatique

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La diversification du portefeuille commercial du Canada est une priorité pour la plupart des secteurs, et le nôtre ne fait pas exception. Plusieurs régions ont le potentiel de devenir des clients précieux et durables pour les entreprises canadiennes du secteur des ingrédients et des aliments, mais il existe un marché en particulier qui s'est avéré être une opportunité importante pour le secteur agroalimentaire à valeur ajoutée du Canada : l'Asie.

J'ai récemment assisté à la Conférence Canada-Asie à Singapour, où j'ai eu l'occasion de rencontrer certains de nos intervenants et entreprises membres, ainsi que des représentants gouvernementaux et d'autres entreprises. Tout au long de la conférence, il est apparu clairement que la région indo-pacifique est une priorité absolue pour le Canada; elle offre de nombreuses opportunités, en particulier pour nos ingrédients et nos aliments.

Conférenciers du panel « Promotion de la sécurité alimentaire par l'innovation » à la Conférence Canada-en-Asie 2025 : Robert Hunter (PDG, Protein Industries Canada), Carla Gomez (Centre mondial pour la technologie, l'innovation et le développement durable du PNUD), Justine Hendricks (PDG, Financement agricole Canada), Jeff Barlow (propriétaire, Barlow Farms), John Cheng (fondateur et PDG, Innovate 360)

Ce que j'ai retenu, c'est qu'il reste encore du travail à faire avant de pouvoir exploiter pleinement ce potentiel. Cela commence, à mon avis, par l'établissement de meilleures relations avec l'Asie et une meilleure compréhension de la façon dont nous pouvons adapter nos ingrédients et nos produits à leur marché. Nous avons essentiellement besoin d'un « traducteur », c'est-à-dire de quelqu'un qui puisse traduire les ingrédients canadiens en ce dont les fabricants de produits alimentaires de la région ont besoin.

L'idée de ce traducteur n'est pas nouvelle pour Protein Industries Canada. Alors que nous nous efforcions d'aider nos entreprises à croître et à atteindre de nouveaux marchés, nous avons lancé l'idée et avons élaboré ce que nous croyons être un plan de travail solide pour un tel rôle. Cela se résume à trois volets clés :

  1. Validation du produit : Être capable de valider l’utilisation des ingrédients du Canada dans la région.
  2. Développement du marché : Présenter les arguments de vente uniques des ingrédients canadiens aux acheteurs de la région.
  3. Préparation nationale : Veiller à ce que les entreprises canadiennes soient prêtes à saisir les opportunités offertes par la région.

Un élément commun à ces trois courants – et un thème que j’ai souvent entendu au cours de ma participation à la conférence – est la nécessité de comprendre le marché. Bien qu’il existe des similitudes entre les consommateurs nord-américains et asiatiques, comme le désir de produits nutritifs qui privilégient le goût, il existe également des différences essentielles dont il faut tenir compte. Et nous ne saurons peut-être pas toutes quelles sont ces différences tant que nous n’aurons pas pris le temps de connaître le marché. Mais avec sa croissance démographique, son taux d’acceptation plus élevé des protéines végétales et son désir d’innovation alimentaire, c’est un marché qui mérite d’être exploité.